fbpx

Quelles tendances attendre sur les réseaux sociaux en 2018 ?

Quelles tendances attendre sur les réseaux sociaux en 2018 ?
Rate this post

Chaque fin d’année sonne comme le moment de faire un bilan mais surtout de préparer la suivante en faisant le point sur les tendances émergentes qu’il faudra surveiller et intégrer dans sa stratégie social media. Les réseaux sociaux sont en constante évolution et il est important d’être bien préparé aux nouveaux usages. Voici un point sur les tendances Social Media pour 2018.

 

L’importance de la messagerie

 

C’est une tendance pour l’année à venir, les apps de messagerie sont toujours plus plébiscitées (Messenger en tête avec 14 millions de visiteurs uniques mensuels) suivi par Whatsapp (12 millions) et la tendance devrait se poursuivre en 2018.

 

 

Les réseaux sociaux continuent de renforcer leur feature de messagerie à l’exemple d’Instagram qui teste « Direct », une application séparée de son app principale et destinée exclusivement à sa messagerie (dans la même veine que Messenger est devenue une appli à part entière séparée de Facebook en 2014). En effet, les chats possèdent de nombreuses fonctionnalités (envoi de photos, vidéos, documents…) qui élargissent et complètent fortement le champ conversationnel.

Aussi, ce moyen de communication privé est un bon complément aux conversations et discussions publiques proposées par les réseaux sociaux. Nous pouvons donc nous attendre à une accélération de la tendance en 2018 et la montée en puissance des messageries, avec l’arrivée de features toujours plus élargies (renforcement des chatbot, jeux…).

 

 

L’arrivée à maturité des micro-influenceurs

 

Les micro-influenceurs sont des utilisateurs avec un certain rayonnement, qui possèdent des communautés plus modestes (entre 1000 et 100 000 followers) que les grands influenceurs qui sont, eux, plébiscités massivement par les marques pour des partenariats.

 

Leur avènement est né d’un double mouvement. Le premier tient à une certaine lassitude des communautés des gros influenceurs : pas de relation personnalisée (trop de followers et donc peu de temps pour engager), un manque de transparence (notamment sur les partenariats) dont résulte un manque de crédibilité. Le second, tient à l’arrivé à maturité des grandes plateformes, et la montée en puissance des niches qui ont vu émerger de nombreux profils, sur des thématiques que les “grands acteurs” généralistes ne pouvaient pas couvrir.

 

En parallèle, les micro-influenceurs et leur « petite » communauté ont commencé à attirer de plus en plus d’annonceur car ils présentaient un certain nombre d’avantages. Ces utilisateurs aux communautés réduites ont tendance à avoir un taux d’engagement plus élevé, une meilleure relation de proximité et donc un potentiel de recommandation plus important. Avec la démocratisation des outils de détection, management, engagement et monitoring des influenceurs, des campagnes complexes d’influences deviennent de plus en plus accessibles aux marques.

 

C’est une tendances centrale des réseaux sociaux en 2018, et les marques ont donc tout intérêt à s’engager dans une relation plus complexe avec les influenceurs. A budget égal, de nombreuses études soulignent que les micro-influenceurs permettent -et permettront- un meilleur ROI sur les campagnes.

 

Le retour au format long en 2018

 

Malgré l’explosion du snacking content (format court et facilement consommable), le format long se fait à nouveau une place dans le paysage des réseaux sociaux. Contrairement à ce que l’on peut être amené à penser, il existe toujours un besoin de prolonger l’expérience, d’approfondir certaines informations et/ou d’offrir un contenu plus riche. On assiste donc à un retour de formats plus longs qui ne se limitent pas seulement aux formats vidéo. Twitter est ainsi passé aux 280 caractères en cette fin d’année et les articles de fond retrouvent une bonne place sur les blogs et les medias. On peut notamment citer l’exemple de l’Équipe avec L’Équipe Explore, qui propose des grands reportages interactifs sous forme de longs formats. Snapchat a également lancé récemment des formats publicitaires « long form » permettant de diffuser des vidéos longues ou des stories composées de plusieurs snaps, de renvoyer vers des articles ou des pages web aux contenus plus long.

 

 

La généralisation des Stories

 

Lancées initialement par Snapchat, les “stories” – formats composés de juxtapositions de vidéos, de photos et de textes ayant une durée de vie maximale de 24 heures – sont désormais partout et la tendance va s’accélérer en 2018. Présentes également sur Instagram, Facebook, Youtube et Messenger, elles se généralisent aussi par leur format et arrivent sur les sites et applications d’information. Elles devraient continuer leur propagation un peu partout en 2018. Ce format permet, en effet, de renouveler le storytelling digital en mélangeant photos, textes et surtout courtes vidéos. Le format a été complètement adopté par les utilisateurs, et les marques devraient être de plus en plus nombreuses à arriver à maturité sur ce type de contenus.

 

 

Le fait que ces stories aient une durée de vie limitée renforce le sentiment de FOMO (fear of missing out) obligeant les utilisateurs à consulter leurs réseaux sociaux de façon beaucoup plus régulière. L’aspect éphémère offre également la possibilité de moins soigner le rendu final renforçant ainsi l’authenticité (permettant au passage de réduire le budget en faisant l’économie d’un matériel coûteux, une équipe de tournage et tout le travail de post-production).

Ce format s’inscrit donc dans la tendance du Marketing en temps réel et offre un contenu plus ludique. Attention cependant à ne pas se laisser aveugler par leur apparente facilité et de faire l’impasse sur la préparation. Il s’agit avant tout d’histoires à raconter avec un début, un milieu, une fin et surtout de proposer un vrai message.

 

Faire face au social cooling

 

Partant du constat que les utilisateurs ont développé une certaine forme de dépendances aux réseaux sociaux, les recherches se multiplient sur l’influence de ces applications dans nos vies (et notamment pour les plus jeunes) mettant en avant les risques et pathologies potentiels. Les utilisateurs remarquent également la propension chronophage des réseaux sociaux, qui leur prennent du temps pour un contenu ou des informations qui ne sont pas toujours qualitatifs. Ils sont rejoints par de nombreuses voix influentes (Tim Berners-Lee, pionnier du Web, Tristan Harris, ex Google, Sean Parker ex Président Facebook, Justin Rosenstein, inventeur du bouton “like” sur Facebook) qui dénoncent le contrôle de l’attention exercé par les réseaux sociaux, l’addiction qui tient à la nature du service, le foisonnement des recommandations et la tyrannie des notifications.

 

 

Afin de se libérer de la véritable emprise que les réseaux sociaux peuvent exercer sur eux, et dans la lignée de la tendance de la “digital detox”, les utilisateurs prennent de plus en plus de distance avec les réseaux sociaux. Facebook a bien compris cette tendance et propose désormais de pouvoir mettre en pause certaines notifications ainsi que l’affichage des publications de certaines personnes pendant un temps déterminé.

Cela évite aux utilisateurs de désinstaller totalement l’app en sélectionnant le contenu qu’ils souhaitent voir. Ce social cooling est une tendance à prendre en compte pour les marques en 2018, car ces dernières risquent de voir leur propension à atteindre leur cible se restreindre sur les réseaux sociaux. Il y a donc une véritable éthique de l’attention à mettre en place sous peine de voir les utilisateurs prendre leur distance avec les réseaux sociaux.

 

La mort de la portée organique et l’accélération du paid

 

Cela fait un moment que les professionnels des réseaux sociaux se plaignent de la baisse de la portée organique notamment sur Facebook. Si l’on peut admettre la réelle nécessité de proposer la meilleure expérience possible à ses utilisateurs en leur montrant ce qu’ils ont envie de voir, on ne peut que constater que les algorithmes ont désormais envahi le paysage des réseaux sociaux (même Snapchat vient de s’y mettre avec son redesign), enfermant les utilisateurs dans leur bulle filtrante et obligeant surtout les annonceurs à payer pour que leurs publications soient vues.

Ainsi, Facebook teste un newsfeed qui serait débarrassé de toute publication de marque en les reléguant dans un onglet séparé. Payer est devenu une habitude pour les marques qui veulent de la visibilité sur Facebook, et il semble que le réseau social leur en demande un peu plus en 2018 . Si les plus gros auront les moyens de continuer dans cette voie, les plus petits risquent de devoir se rabattre sur des leviers digitaux moins couteux, voir gratuits, soulignant toujours un peu plus, les risques que représentent des stratégies à canaux uniques.

 

 

En attendant si les marques veulent bénéficier du quasi monopole de Facebook (mais aussi d’Instagram qui prendra certainement le même chemin), la tendance 2018 sera clairement l’obligation de prévoir un budget promotion afin que tous les efforts réalisés en production de contenu ne soient pas totalement inutiles.

 

Et tout le reste

 

Bien sûr, pas de tendances 2018 sans parler des marronniers tels que l’IA ou les Chatbots. Si ces tendances émergent déjà depuis un certain temps, on espère que l’année prochaine sera celle de la maturité avec (enfin) une utilisation pertinente des chatbots qui ne se limiteront plus à dérouler un argumentaire à plusieurs branches mais créeront une vraie valeur pour l’utilisateur. Quant à l’IA elle arrive partout et, loin de menacer les emplois, elle devrait se compléter avec l’humain en lui permettant même de développer sa créativité en s’immisçant dans des domaines artistiques tels que la musique ou la peinture.

À noter également la généralisation de la réalité augmentée qui se développe pour le moment sous un aspect ludique (les lenses de Snapchat) mais devrait de plus en plus irriguer le e-commerce avec la possibilité d’essayer des produits avant de les acheter par exemple. Les fake news sont aussi un nouvel enjeu pour les réseaux sociaux qui ont vu leur crédibilité égratignée, notamment avec les récentes affaires d’interférence de la Russie dans les dernières élections américaines.

 

 

Autre tendance, plus inquiétante celle-ci, est celle du mouvement d’uniformisation du paysage des réseaux sociaux. dont le conflit larvé entre Facebook (qui possède Instagram et WhatsApp) et Snapchat est le symbole. Cette tendance, que Facebook a initié est en passe de devenir la norme, et on voit mal comment cela pourrait s’arrêter.

 

About the author

Clément Cosnier

Marketing Manager

Further reading

planning-evenement-social-media-marketing-2018

[Guide] Le calendrier éditorial marketing pour octobre, novembre et décembre 2018

[Guide] Le calendrier éditorial marketing pour octobre, novembre et décembre 20184.3 (86.67%) 3 votes Comme pour le trimestre précédent, nous vous avons concocté un calendrier des événements marketing pour les trois derniers mois de cette fin d’année 2018 (octobre, novembre et décembre). Tous les événements cinéma, sport, culture, food et leurs emojis recommandés pour vous […] Read More

meilleurs-contenus-facebook-marques

Les 50 contenus de marques qui ont le plus flambé sur Facebook en août

Les 50 contenus de marques qui ont le plus flambé sur Facebook en août4.5 (90%) 2 votes Le mois d’août était riche en journées spéciales : entre la journée de la frite, de la bière, du chat, du chien ou encore des gauchers, la matière ne manquait pas pour les marques qui voulaient se différencier […] Read More

longueur-ideale-post-facebook-twitter

Combien de caractères pour votre post Facebook, Twitter, Instagram, YouTube & LinkedIn en 2018 ?

Combien de caractères pour votre post Facebook, Twitter, Instagram, YouTube & LinkedIn en 2018 ?4.7 (93.33%) 3 votes Quand on publie quotidiennement sur les réseaux sociaux, se pose vite la question du lien entre la taille du texte du post et l’engagement reçu. Nous avons étudié la question. Au-delà de la qualité des publications, de […] Read More

Comments

  • Thierry Henry

    Salut Clément,

    Merci pour ce post très informative sur ce qui nous attends en 2018. Facebook et ses petits satellites n arrête pas de grandir. Tout autant que notre dépendance a ses outils qui sont utiles pour les professionnels, mais pas sûre que ce le soit pour les particuliers qui ont remplacé la télé par les reseaux sociaux. Maintenant c est metro boulot reseaux sociaux et dodo.
    N ayant pas Snapchat je donnerais pas mon avis mais j aimerais bien savoir si c est intéressant pour sa société. Est ce efficace comme peut m etre Facebook ou Google ?